VDV#51

Olivier Lebaron, le showviniste, président de la 51 édition des Vendredis du Vin, a dit : « Je vous invite à nous faire partager le vin du dernier festin. Quel serait l’ultime vin à retenir ? Avant un dernier souffle, quelle serait votre dernière gorgée ? Aurez-vous le vin gai ou le vin triste ? Serez-vous seul ou accompagné ? Et si cette fin vous effraie, passez donc à l’étape d’après et imaginez le vin de vos funérailles, qu’aimeriez-vous laisser dans votre cave pour arroser vos amis ? »

Le Baron et La Mort ça m’inspire le Vaudou, la Nouvelle Orléans, une marche funèbre avec une fanfare pour mes funérailles… Mais c’est le Baron Samedi, pas de Vendredi dans cette histoire (pas plus que de Robinson Crusoé).

Néanmoins je vais garder la fanfare mais dans un autre style.

Mon dernier festin (à condition que je sache que c’est le dernier et c’est bien le seul avantage des « fins du monde annoncées ») sera plus proche de la bûverie© (pour celles et ceux qui n’ont pas connu, c’est le nom des dégustations que j’organisais un temps à Bû) si il s’agit de vider ma cave ! Mais si ma fin est proche sans être liée à celle du monde, alors le choix sera plus raisonnable, ne serait-ce que pour laisser à la famille de belles quilles.

Gai ou triste ? Ce sera friendly !

Seul ou accompagné ? Accompagné, bien accompagné !

Mais comment choisir un seul vin ?

D’autant que j’ai déjà répondu à des questions similaires pour des interviewes et que je ne suis pas sûr de donner deux fois de suite la même réponse. Bon, je me lance, si je suis seul à vivre son dernier festin je le partagerai avec des proches qui aiment bien manger et bien boire. Je ne mangerai pas beaucoup pour pouvoir boire plus (sulfites ou pas, le mal de tête arrivera trop tard). Je boirai un 1er cru classé bordelais, un rouge âgé d’au moins vingt ans. Je boirai aussi un sauternes d’au moins 50 ans. Et puis je servirai un cru de Chablis de Daniel-Etienne Defaix d’au moins 25 ans. Pour célébrer le vivant, dans la mesure ou les autres survivront, je partagerai un magnum de Valinière de Barral. Etc.

Ah mais je m’égare, Olivier a dit « L’ultime vin à retenir… votre dernière gorgée ».

Ok, ce sera Château Suduiraut 1962 (mon année de naissance), parce que j’en ai déjà bues quelques quilles, qu’il en reste dans la cave car mon grand-père maternel en avait achetées suffisamment suite à ma naissance ; surtout parce que si finalement je survis une ou deux fois, il en restera pour la prochaine alerte.

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