La Chine et le vin, tout un programme

La Chine est parmi les principaux producteurs du vin du monde et même si, historiquement, le vin n’a pas été la boisson alcoolique la plus populaire du pays, la production viticole en Chine compte sur une longue tradition qui s’est modernisé à partir du XIX siècle. En effet, en 2014, la Chine a consacré  799 000 hectares à la culture de la vigne (plus que la France qui y consacre 792 000 hectares), ce qui a fait d’elle le deuxième vignoble au monde.  De plus, cette superficie de vignes a continué d’augmenter avec 17 000 hectares de plus entre 2015 et 2016.

L’ouverture de la Chine vers la consommation de boissons occidentales a augmenté de manière progressive. Depuis 1996, plus de cent caves y ont été inaugurées, parmi lesquelles on trouve Changyu, Great Wall, Dinasty et Tonghua Winery, qui cultivent plus de 10000 tonnes de vignes.

Parallèlement, les entrepreneurs chinois ont recouru à l’achat de caves françaises et au recrutement de talents dans la culture et la production de la vigne avec le but d’apprendre les techniques et les stratégies de marketing. Un exemple de ceci est l’achat réalisé par le groupe Longhai International Trading Co. Ltd de Château Latour-Laghens dans l’appellation d’origine Bordeaux-Bordeaux Supérieur en France. De même, beaucoup de jeunes chinois font des séjours à l’étranger afin d’apprendre l’art de la vigne.

En effet, les producteurs chinois se proposent d’améliorer la qualité de leurs produits afin de pouvoir concurrencer avec les vins étrangers les plus prestigieux comme ceux de la France.

Or, il faut préciser que même la Chine consacre une plus longue superficie à la culture de la vigne, c’est la France qui reste le plus grand producteur de vingt au monde. De même, les vins français sont les plus exportés dans le monde et les revenus obtenus de la vente du vin s’élèvent à 7,7 milliards par an.

D’ailleurs, la Chine deviendra en 2018 la capitale mondiale du vin grâce au Concours Mondial de Bruxelles (CMB) dans lequel, le district Haidian, à Pékin a été désigné comme hôte pour la 25e édition de ce concours. Pour la première fois, dans deux décades d’histoire, le concours sera réalisé dans un pays non européen, ce qui met en évidence l’essor considérable que les vins chinois vivent actuellement.

Ainsi, la Chine est sans doute un marché dynamique et potentiel pour la production viticole. Peut-être, dans un avenir pas trop lointain, il sera fréquent de boire des vins « made in China ».