Encore des nouilles – Pierre Desproges – Éditions Les échappés

Lire du Pierre Desproges c’est toujours un bonheur, et c’est certainement l’auteur que j’ai le plus cité dans mes premiers écrits sur blog de 2004 à 2006. Alors quand j’ai appris la sortie de ce livre qui reprend les chroniques culinaires écrites par cet humoriste pour Cuisine et Vins de France, j’ai contacté Anne Inquimbert, rédactrice en chef de www.ideemiam.com (entre autres), pour demander (exiger serait plus proche de la réalité) à commenter l’ouvrage. Malheureusement, elle avait déjà décidé de s’en charger (malédiction, j’allais devoir l’acheter – pas la rédac’ chef, le livre).

Mais saisissant la première occasion (profitant d’un passage dans les bureaux de la rédaction) j’arrachais l’exemplaire (après une dégustation de bouteilles à bulles dont le compte-rendu ne sera peut-être du coup jamais publié) des droits musclés de la patronne (un brin pompette) pour m’imposer sous l’œil complice de son conjoint heureux de la voir ainsi libérée de quelques minutes de travail peu lucratif et imaginant que du coup elle allait pouvoir s’occuper des enfants pendant que lui – père de famille écrasé par les charges, taxes, impôts et cotisations diverses – allait pouvoir s’adonner à son plaisir hebdomadaire et addictif de « gamer ».

Une fois rentré chez moi je dévorais le livre (oui un livre se mange il ne se boit pas ; on boit des paroles, peut-être des textes d’un blog, mais on mâche le papier, on digère des écrits imprimés, on croque dans un livre).

Et ?

Qu’écrire sur le sujet ? C’est du Desproges, il faut aimer (dans le sens « on doit aimer ! », c’est un devoir car les Pierre Desproges sont rares).

J’aurais aimé qu’il me le dédicace mais il ne répond pas à mon médium.

J’aurais aimé qu’il soit parmi les auteurs de l’Almanach Insolite (Éditions Mines de Rien) même si déjà les auteurs présents comblent ma fierté d’en être.

J’aurais aimé partager un repas arrosé avec lui (moi aussi j’ai vécu dans les Yvelines).

J’aurais aimé avoir sa personnalité (en lui laissant son cancer) tant le monde qui m’entoure me semble parfois si haïssable.

Je ne vous demande pas de lire ce livre, ce n’est pas nécessaire (pas plus que la minute de Monsieur Cyclopède) mais lisez au moins mon article.

Pour autant, si vous avez 14,90 euro ou euros (faudra qu’on m’explique un jour pourquoi certains considèrent que c’est invariable) à dépenser, et quelques minutes à perdre (lire cet ouvrage n’est pas assez long)…

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